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Histoire de Castagne

 
n°52
Mauldred
Chevalier Maudit
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Posté le 20-05-2007 à 15:49:09  
answer
 

+ Le Comté de Castagne +
Des Évènements qui y ont eu Lieu et De Leurs Conséquences

 


I. La Trahison de Mauldred

 

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Mauldred de Castagne était connu comme étant un froid personnage gonflé d'orgueil, au comportement hautain et prétentieux, mais cependant comme un pieux chevalier toujours fidèle à son honneur et prompt à chevaucher à la bataille sur Plume son pégase lorsque son suzerain, le Comte Helias d'Andragon, partait en guerre. Mauldred n'avait pas de terre, il vivait au château de son frère aîné, Dregor de Castagne.

 

Lors d'une bataille glorieuse, Mauldred fut blessé par un sorcier du Chaos, mais parvint à le tuer au corps-à-corps. Le mystique adorateur des Dieux de la Ruine ne tenta aucune esquive et fut prestement décapité.

 

Peu après cet affrontement, Mauldred tomba soudainement malade, et il perdit le controle de son pégase en plein vol. Il s'écrasa dans un champ de betteraves, et dans la chute sa monture se broya la nuque ce qui la tua sur le coup. Il fut rapatrié en Castagne sur une civière par ses plus fidèles paysans et escorté par ses frères d'armes chevaliers. Nul ne savait quel mal étrange rongeait le paladin. Au bout d'une semaine, il eut l'air d'aller mieux, mais il refusait de sortir de son château.

 

Le frère de Mauldred, Dregor, pris alors les affaires de la baronnie en main. Dregor s'amouracha de la fille d'un noble désargenté, et ensemble ils conçurent Dangorn. Dangorn eut une enfance paisible rythmée par son entraînement de futur chevalier et son apprentissage de la langue impériale, de l'arithmétique et de l'Histoire bretonnienne, jusqu'au jour où Mauldred sortit enfin de sa chambre, pris de folie meurtrière, et occit Dregor, son propre frère, ainsi que son épouse. Il n'eut pas le temps de tuer le jeune Dangorn, car Geoffroy le Preux arriva juste à temps pour l'en empêcher. Mauldred fut blessé et s'enfuit.

 

Geoffroy le Preux était un chevalier du Graal, et pris de compassion pour le jeune escuyer qui venait de perdre ses parents, il le prit sous son aile, et lui jura de faire de lui un véritable chevalier. La formation fut longue et difficile pour Dangorn, et lorsqu'il atteint l'âge de dix-huit ans, Geoffroy qui en avait déjà quatre-vingt quinze lui dit : "Mon jeune élève, je suis désormais trop vieux pour t'entraîner, tu devras terminer ton apprentissage par toi-même. Je t'adoube chevalier mais tu devras partir en quête du Saint Graal si tu veux progresser et me surpasser. Maintenant, va !"

 

C'est ainsi que débuta la Quête de Dangorn, à travers le Reikland, la Sylvanie, le royaume de Nehekhara, les Principautés Frontalières, la Tilée et bien d'autres contrées...

 

Pendant son abscence, c'est le vieux Geoffroy qui tint les rennes de Castagne durant un moment, vite succédé à sa mort par l'ancien bouffon de Dangorn, qui lui-même sera destitué et décapité à la hache dès la première révolte des paysans anarcho-démocrates.

 

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La baronnie de Castagne connaîtra plusieurs révoltes de ce type, car à chaque fois les gueux qui avaient renversé le pouvoir en place ne purent s'empêcher d'imposer une nouvelle dictature, ce qui eut pour résultat l'état de délabrement dans lequel Dangorn trouva sa terre à son retour.
 

 

II. La Quête de Dangorn

 

Le jeune noble bretonnien enfourcha Patapon, le destrier de son père, et chevaucha par monts et par vaux jusqu'à entrer sur les terres des peaux-vertes près des montagnes grises. En traversant cette contrée il dût se défendre contre les orques brutaux et les fourbes gobelins qu'il croisa en chemin et qui tentèrent de lui tendre des embuscades. Il finit par atteindre les Montagnes Grises, et il décida d'éviter le Défilé de la Hache qui relie Parravon et le château de Drachenfels, car depuis la récente Tempête du Chaos ce passage était envahi par les morts-vivants. Alors que la nuit approchait et que l'air devenait glacé, Dangorn trouva une grotte pour s'abriter. Il faisait étrangement bon dans cette grotte, comme si quelque chose la réchauffait de l'intérieur. Dangorn ne tarda pas à s'endormir, mais son destrier semblait nerveux.

 

En pleine nuit, Dangorn fut réveillé par... un ronflement. Un bruit rauque et puissant qui émanait des tréfonds de la grotte. Patapon était apeuré, et tirait sur sa bride que Dangorn avait attaché à une stalagmite. Le jeune chevalier albinos prit son épée à deux mains rouillée, l'ancienne épée de sire Geoffroy, et s'avança vers la source du ronflement.

 

Quelle ne fut pas sa stupeur lorsqu'il découvrit... un dragon endormi.

 

******

 

Crachemort, le Wyrm de Feu, dormait profondément. Dans son rêve, il faisait des grillades de chevaliers errants, puis il décortiquait délicatement l'armure roussie avec ses griffes avant de déguster l'intérieur, qui était cuit à point. Succulent. Bien meilleur que les orques qu'il mangeait d'habitude. Les Wyrms de Feu aiment la viande rouge, la verdure c'est pour les Dragons des Forêts, ses imbéciles cousins herbivores d'Athel Loren.

 

Mais soudain le rêve prit fin... Quelque chose n'allait pas. Crachemort se réveilla en sursaut et de forte méchante humeur. Il n'aurait pas dû se réveiller avant plusieurs millénaires. Un coup d'oeil au trésor qui lui servait de couchette, et il sut tout de suite ce qui s'était passé : il manquait un article à son trésor. Le Wyrm entra dans une rage incendiaire.

 

Celui qui avait osé faire ça avait intérêt à être très très loin...

 

******

 

Au triple galop, Dangorn et Patapon s'enfuirent des Montagnes Grises et ne tardèrent pas à atteindre la Forêt Noire, au sud du Reikland. C'est sur cette route qu'il rencontra Lauter von Carroburg, le prêtre-guerrier de Sigmar. Grâce à Lauter, Dangorn fit la connaissance des célèbres Mercenaires du Reikland, et pendant une soirée très arrosée dans une auberge, il s'engagea dans leur confrérie pour relever un défi d'alcoolique. Le lendemain, avec une gueule de bois carabinée, Dangorn se rendit compte qu'il venait de s'embarquer malgré lui dans la plus folle série d'aventures qu'un chevalier de la quête n'a jamais vécu auparavant.

 

Pendant un temps, il prit à son service le jeune Martin Delatour comme escuyer, mais Martin aspirait à un avenir bien plus glorieux, et à un moment donné leurs routes se séparèrent pour ne plus jamais se rencontrer de nouveau. Dangorn ne sut jamais si Martin avait réalisé son rêve : devenir un noble chevalier et reconquérir la terre de ses aïeux.

 

La Quête du Graal de Dangorn commença donc au sein d'une confrérie de mercenaires... ce qui n'était pas franchement la voie la plus noble qu'il aurait pu espérer. Cependant la plupart des mercenaires qu'il côtoya durant sa quête sont restés, plus tard, de loyaux alliés et de très bons amis.

 

A leurs côtés, il voyagea dans tout le Reikland pour trouver le remède d'une maladie rare qu'avait contracté Martin, participa à une chasse au vampire sur les terres de Sylvanie en compagnie d'un prêtre de Morr, enquêta sur d'étranges meurtres en Tilée avec l'aide d'une guilde de voleurs, se bagarra dans presque toutes les auberges de l'Empire, et explora les donjons les plus glauques.

 

Sa dernière aventure ne se fit pas en compagnie de ses confrères mercenaires, mais au sein d'un groupe hétéroclite composé d'un elfe noir, d'un guerrier de Djaff, d'un chasseur impérial et son loup, d'une sulfureuse damoiselle rousse et de son amant oriental, d'un ingénieur schizophrène et d'un halfeling petit mais héroïque.

 

Dangorn avait alors 31 ans, cela faisait déjà dix longues années que sa Quête avait débuté. C'est dans la grande Pyramide de Djaff, au coeur des sables du désert de Nehekhara, que le Graal lui apparut, après mille périples et une série de douloureuses épreuves qui avaient toutes failli lui coûter la vie. Le Roi des Tombes résidant dans l'édifice lui avait même tranché une main.

 

Avec la seule main qui lui restait, Dangorn porta le Graal à ses lèvres et en bu le saint contenu. Sa main gauche repoussa, par un enchantement divin, tandis que toutes ses autres blessures s'effaçaient miraculeusement sans laisser de cicatrice. Sa chevelure devint d'un blanc immaculé, et de ses yeux, une lueur pure et noble s'émanait. Il était enfin devenu un vrai Chevalier du Graal.

 


III. Retour en Castagne.

 

A son retour, Dangorn avait bu au saint Calice, et s'était retrouvé purifié et fortifié. Il rentra à son ancienne baronnie, et la trouva dévastée par les goules. Il entreprit de les exterminer, puis il voulut regagner son château. il n'en restait plus que ruines, et les paysans s'y étaient réfugiés. Les pouilleux avaient même reconstitué un système social tout à fait absurde, avec un chef qui se faisait élire démocratiquement toutes les deux semaines, ainsi que des lois farfelues qui prônaient la liberté individuelle et l'égalité des richesses.

 

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Massacrant sans une once de sentiment le meneur de ce mouvement, Dangorn s'empara de plein droit de son territoire et de l'autorité sur ses habitants. Dangorn fit de grandes choses pour sa terre, et la rendit riche et puissante. Si puissante qu'il fit se rallier à sa bannière un nombre encore plus important de chevaliers, jusqu'à élargir sa domination sur tout le comté d'Andragon qui fut renommé comté de Castagne.

 

Depuis ce jour Dangorn continue de lutter contre ses ennemis intérieurs et extérieurs, et à faire prospérer son fief avec brio.

 

Patapon II.

 

Un an après le retour de Dangorn en Bretonnie, Patapon son fidèle canasson mourut de dissentrie. La puanteur était telle dans l'écurie du château que les mouches tombaient mortes sur le sol à dix pas de la bâtisse. Dangorn et ses serfs furent obligés de la brûler pour éviter que l'infection se propage. Une fois l'écurie reconstruite sur les ruines encore fumantes de la précédente, Dangorn la trouva bien vide sans son destrier préférée. Il entreprit donc de trouver une nouvelle monture, prêt à y mettre le prix qu'il faudrait. A l'époque, Dangorn de Castagne n'était pas si aisé financièrement, mais il comptait investir dans le meilleur équipement qu'il puisse trouver, quitte à s'endetter pour rembourser plus tard avec les intérêts. Il avait tellement souffert de la vétusteté de son équipement pendant sa quête du Graal qu'il voulait à tout prix éviter de connaître de nouveau l'humiliation d'une armure éventrée au moindre coup de l'adversaire. Heureusement que son ami Lauter von Carroburg, qui était assez riche, la lui avait réparée avec des pièces d'armure de plates impériale. Patapon était la seule chose, parmi toutes celles qu'il avait emporté pour sa quête, dont il n'avait jamais eu à se plaindre.

 

Afin de dénicher un animal capable de remplacer Patapon, Dangorn voyagea jusqu'à Couronne, la grande cité du Roy Louen Coeur-de-Lion. On y vendait des destriers, mais assurément les commerçants se moquaient du monde : leurs prix étaient souvent inabordables, et lorsqu'ils ne l'étaient pas, il s'agissait d'une vieille carne qui pouvait à peine galoper. C'est alors qu'en se promenant près des remparts, il tomba sur un marchand marienburger du nom de Wilhoem Haagendazs, qui proposa de lui vendre un magnifique pégase royal blanc tacheté de gris et à sabots crème. Son prix n'était pas donné, mais pas exorbitant non plus, comparé aux autres sur le marché. La bête se nommait Schwaden. Il ne fallut pas longtemps à Dangorn pour se laisser convaincre, et en marchandant il parvint à obtenir un léger rabais.

 

De retour en Castagne, Dangorn renomma sa nouvelle monture "Patapon II", en l'honneur de son défunt destrier.

 


La bataille des Trois Barons.

 

Après avoir terminé les travaux de rénovation de son château, Dangorn de Castagne se mit en devoir de soumettre à son autorité les baronnies voisines, anciennement sous l'égide du Comte d'Andragon. Le Comté d'Andragon n'existait quasiment plus, les fiefs qui le composaient devaient se débrouiller seuls et agissaient totalement indépendamment les uns des autres. Il arrivait même qu'ils se fassent la guerre entre eux, Andragon n'ayant plus aucune autorité. Les baronnies de Questalle et de Mordelion étaient justement en guerre lorsque Dangorn décida de mettre un terme à cet état d'anarchie.

 

Le fief d'Andragon était dans un état lamentable, et il y régnait l'anarchie. Le baron Erwedeg était trop jeune pour commander, il n'avait pratiquement pas d'autorité. Lorsque Dangorn s'y rendit avec ses troupes il ne rencontra aucune résistance. Ils croisèrent de-ci, de-là, quelques chevaliers accompagnés de leurs hommes d'armes qui s'écartèrent prudemment pour éviter de gêner le passage de l'armée, qui parvint sans difficulté à atteindre la citadelle du jeune baron. A l'aide de quelques claques, Dangorn persuada le petit Erwedeg à lui prêter allégeance. Il le plaça ensuite sous la régence de la belle damoiselle Lileann de Ker Noz, une jeune fille prometteuse dont les formes généreuses ne l'avaient pas laissé indifférent (et ce, malgré son serment du Graal...).

 

Théomard de Questalle et Alfeust de Mordelion étaient en désaccord depuis des lustres pour une raison qu'eux-mêmes avaient oublié. Il s'agissait à la base d'une vague histoire de couchailleries remontant à une branche commune assez éloignée des arbres généalogiques des deux belligérants. Puis cela avait dégénéré en conflit frontalier, et depuis tout était devenu prétexte à vengeance.

 

Ce jour-là, leurs deux armées s'étaient rencontrées non loin de Croix-de-Lac. Théomard déploya ses archers sur une colline, prenant l'avantage de la position surélevée. Il déploya ensuite le reste de ses troupes ainsi que ses chevaliers de part et d'autres du monticule, afin de prendre en tenaille son adversaire. Alfeust quant à lui déploya sa cavalerie en terrain découvert en une longue ligne et cacha ses paysans derrière un bois sur son flanc droit. Théomard sourit intérieurement : un flanc refusé, voilà ce que son adversaire essayait de faire. C'était la tactique préférée du baron de Mordelion, qui avait beaucoup de troupes rapides, mais moins lourdement protégées que celles de Questalle, et qui préférait donc éviter l'affrontement direct d'une charge face à face. Pour Théomard, c'était avant tout une preuve de lâcheté.

 

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Les tirailleurs de Mordelion traversèrent sans difficulté le bosquet et se préparèrent à cribler de flèches la cavalerie adverse. Comme Théomard l'avait prévu, les chevaliers et les sergents montés d'Alfeust se regroupèrent vers le flanc opposé en se positionnant derrière les autres unités, réduisant le nombre de cibles potentielles pour les archers de Questalle. La réaction de Théomard ne se fit point attendre : il envoya ses chevaliers errants à la rencontre des tirailleurs de Mordelion, et envoya le reste de ses troupes en protection de son flanc droit. Les archers tirèrent une volée de flèches qui se perdit dans les bois, manquant sa cible. La charge d'Alfeust et de ses chevaliers fit fuir une unité d'hommes d'armes de Questalle qui malheureusement pour eux ne furent pas assez rapides et furent malgré tout massacrés sans une once de pitié. Théomard lança ses chevaliers du royaume à la charge contre la cavalerie d'Alfeust, mais cette dernière tint bon. Les sergents montés de Mordelion contre-attaquèrent sur le flanc des chevaliers de Questalle. Ceux-ci tentèrent de résister mais en vain. A contre-coeur, Théomard ordonna une retraite stratégique. Alfeust essaya de le poursuivre mais les chevaux de Mordelion étaient déjà épuisés par leur charge fougueuse et ne purent le rattraper. Entre-temps, les archers de Questalle avaient pivoté et cela leur donna à nouveau une ligne de vue sur la cavalerie de Mordelion. Douze douzaines de flèches noicirent le ciel et s'abattirent sur les chevaliers telle une pluie de mort. Seuls deux d'entre eux tombèrent.

 

A cet instant, l'armée de Dangorn déboula dans la vallée et chargea les sergents montés qui s'enfuirent. L'élan de la charge amena les chevaliers de Castagne en contact avec ceux de Mordelion. Ce fut un carnage. Alfeust fut gièvement blessé et la moitié de ses chevaliers moururent en quelques minutes. Théomard, voyant cela, fit demi-tour et reprit l'étendard de Questalle qui était tombé à terre. Ses hommes le suivirent, exaltés par la vision de leur étendard relevé d'une manière si héroïque, et se jetèrent à leur tour dans la mêlée. La confusion atteignit son paroxysme lorsque Dangorn et Théomard se retrouvèrent face à face et échangèrent des coups d'épée. Les hommes d'armes de Questalle ne savaient plus sur qui frapper, et les chevaliers de Mordelion qui avaient été désarçonnés se faisaient étriper par leur congénères à cheval qui les prenaient pour des ennemis.
A un moment, Dangorn et Théomard cessèrent de se battre. Tous les combattants s'arrêtèrent alors pour essayer de comprendre ce qui se passait. Théomard mit un genou en terre et dit :
"- Excusez-moi, seigneur, point ne vous avais-je reconnu. Je me range à vos côtés."
Dangorn ôta son heaume et posa sa main sur l'épaule de Théomard.
"- Ce n'est rien, baron. Mais à présent nommez-moi 'Comte'."
Alfeust fut amené sur une civière, un bout de lance dépassant de son épaule gauche. Dangorn lui demanda :
"- Acceptes-tu de me prêter allégeance ?"
Mais le baron de Mordelion sombra alors dans le coma.
"- Je considère donc que c'est un 'oui'."

 


Le Marais des Goules.

 

La baronnie de Castagne est en grande partie couverte de marécages. En fait ce morceau de territoire est une petite parcelle d'une vaste zone très humide appelé "le Marais des Goules", qui s'étend jusqu'au fleuve Grismerrie. Cette région marécageuse est un infâme bourbier, où pullullent moustiques, serpents venimeux, batraciens vénéneux, ragondins malades et autres bestioles sympathiques. C'était aussi le repère du vampire Morgueil et de ses serviteurs de la nuit.

 

Le Marais des Goules doit évidemment son nom à ces créatures que l'on nomme "goules", de pleutres humanoïdes à la peau pâle craignant la lumière du jour et se nourrissant de chair humaine. Nombre d'entres elles vivaient dans le marais, et avaient la fonction d'éclaireurs au service du comte vampire Morgueil. Morgueil était un vampire de la lignée des Dragons de Sang. Il avait été autrefois un chevalier bretonnien, mais cette époque lointaine était révolue depuis fort longtemps. Sa horde de la non-vie dévastait régulièrement les fiefs bretonniens alentours, et l'ancien comté d'Andragon n'avait pas fait exception. Morgueil s'était déjà battu contre Mauldred quand celui-ci était encore en Bretonnie, et lorsqu'il apprit que Dangorn, le neveu de son vieil ennemi, avait réunifié Castagne, Mordelion, Questalle et Andragon dans un même comté, il ressentit la furieuse envie de mettre à sac ces territoires une fois de plus.
C'est ainsi que débuta la sombre histoire de la bataille du Marais des Goules.

 

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Le comte Dangorn de Castagne, qui avait été impressionné par l'action d'éclat de Théomard de Questalle lorsqu'il avait relevé la bannière de son armée à la Bataille des Trois Barons, décida de lui confier la Grande Bannière de son propre ost. Le baron de Questalle fut surnommé dès ce jour "Théomard de la Banderole". Quant à Alfeust de Mordelion, il avait attrapé une mauvaise fièvre durant sa convalescence, et succomba à la maladie quelques semaines seulement après sa blessure à la Bataille des Trois Barons. Ce fut son jeune frère Parcifald qui lui succéda.

 

Parcifald aimait les chevaux et savait s'en occuper. Sa monture, un destrier pur-sang dont la robe était d'un magnifique noir de jais, se nommait "Nerogan". C'était un destrier exemplaire et fort bien dressé : intelligent, car il comprenait tout ce que son cavalier lui disait, puissant, très rapide, et en plus il était très beau. On disait que Parcifald et sa monture ne faisaient qu'un à la bataille.

 

Malheureusement, Parcifald et Nerogan étaient partis à la joute annuelle de Brumivert lorsque Morgueil attaqua le comté de Castagne, ils ne participèrent donc pas aux combats qui eurent lieu contre les morts-vivants à cette époque.

 

La horde de Morgueil comprenait un nombre important de loups funestes, que les rapides chevaliers de Castagne n'eurent aucun mal à réduire en bouillie. Les quelques chevaliers noirs, ces cadavres ambulants qui avaient été jadis de loyaux chevaliers bretonniens et qui avaient été réanimés pour se retourner contre leurs descendants, furent aisément submergés par le nombre et détruits. Malgré cela, les pertes bretonniennes furent nombreuses à cause des régiments de zombies, dont la masse innombrable et la lenteur inexorable les rendaient absolument terrifiants. Alors que la cavalerie bretonnienne exterminait sans effort l'élite de Morgueil, le reste de l'armée de Castagne se faisait ignoblement écraser par le lent rouleau compresseur de chair morte, ou fuyait ce destin peu enviable.

 

Morgueil fut finalement vaincu au cours du duel qui l'opposa à Dangorn de Castagne sur son pégase Patapon II. Après la victoire de ce dernier, les hordes mouvantes de maccabés s'estompèrent peu à peu, laissant à leur place des champs de cadavres inanimés.

 


Damoiselles du Graal.

 

Comme on a pu le constater, malgré son serment du Graal, Dangorn de Castagne était resté très fleur-bleue. Au cours d'une festoirie en l'honneur de la victoire du Marais des Goules, il remarqua la belle Mélusine et l'invita à danser. Mélusine, tout comme Isabeau, était de celles qui avaient été enlevées par le peuple-fée dès leur plus jeune âge, et étaient revenues des années plus tard pour servir en tant que damoiselles du Graal. Chose étonnante, Mélusine ne fut pas complètement insensible aux avances parfois maladroites de Dangorn, contrairement à Isabeau.

 

Ceci était peut-être prévisible, après tout : Isabeau était une sorcière du domaine de la Bête, et pour ainsi dire, elle avait trop bien remarqué la "bête", le mâle "prédateur" qui se cachait derrière les doux traits de Dangorn. Mélusine, quant à elle, maîtrisait le domaine de la Vie. Et de la vie, Dangorn en avait à revendre... C'est ainsi qu'après quelques démonstrations de ses talents dans la chambre de Dangorn (hem...), Mélusine fut engagée comme magicienne dans l'ost de Castagne.

 

Mélusine avait fort à faire à l'arrière des lignes bretonniennes pour soigner les blessés qui affluaient dès que la bataille commençait, et le soir, dans la tente de Dangorn, elle s'occupait des contusions de son amant. Du coup elle n'était pas souvent sur le champ de bataille même, contrairement à Isabeau qui était au coeur des combats et dissipait, parfois avec difficulté, les sortilèges de l'ennemi. Ceci augmenta d'autant la distance psychologique qui s'était progressivement installée entre les deux femmes.

 

Les Ailes de Castagne.

 

Chevaucher un pégase royal ne s'improvise pas, Dangorn l'a appris à ses dépends peu après l'acquisition de Patapon II. Son jeune pégase royal avait été dressé par quelqu'un d'autre, il lui fallait donc une formation adéquate. C'est pourquoi il se rendit à Carcassonne, dans le duché de Quenelles, où se trouvait un pégasodrome réputé pour ses instructeurs de vol. Il y suivit un stage de quelques semaines en compagnie d'autres chevaliers-pégases, et y apprit les bases du pilotage communes à toutes les créatures volantes.

 

Quand il revint en Castagne, il décida de faire construire un pégasodrome près de son château pour continuer de s'entraîner avec Patapon II. Après la bataille du Marais des Goules, la renommée du comté avait commencé à croître, et plusieurs chevaliers-pégases de l'extérieur vinrent s'entraîner sur le pégasodrome de Castagne. Parmi eux il y avait Tanguy di Marcelli et son pégase Romeobravo, Vallois de Laverdure et son pégase Echocharlie ainsi que Marty de Maqueflaille et son pégase Zoulouwhisky, qui constituèrent plus tard les Chevaliers du Ciel, l'escadrille de chevaliers-pégases de l'armée de Dangorn. Di Marcelli était d'origine tilléano-bretonnienne et selon l'anecdote, c'est lui qui fut le premier à surnommer Patapon II "Papatango".


Message édité par Mauldred le 20-05-2007 à 17:35:47

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n°53
Abaddon
Modérateur RP / Technomaître Skaven
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Posté le 20-05-2007 à 15:59:30  
answer
 

Très bien, ça répond à mon question comme ça. :p
Par contre, je dois dire que j'ai honte...
J'ai rit en lisant " Papatango "...
Désolé...
Je le referais plus...


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" - Oui, j'ai été payé par Grimgor pour me prendre son coup de boule, en échange d'un retrait définitif du Background. " Archaon
" - Tient, les Orques sont tiléens maintenant ? " Karl Franz
" - Ou alors ils ont engagé Graissus D

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