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1 utilisateur inconnu

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Mes textes

 
n°129
Warzaram
Ingénieur taré
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Posté le 28-01-2008 à 18:17:45  
answer
 

J'ai créé ce topic pour mettre mes textes indépendants, des nouvelles écrites pour les concours ou autre petit gribouillon de bas de page...  
Pour commencer, Voici ma participation au dernier concours du Warfo :

 
Eltrhaï écrivait. Sa plume crissait sur un parchemin qu'aucun arbre n'aurait jamais pu porter. Il n'était pas forcèment d'une couleur plus blanche que blanche. L'encre ne disparaissait pas quand on l'appliquait dessus. Il ne faisait que brûler si on le mettait au dessus d'une torche, et ne revelait alors qu'une brûlure aux doigt à defaut d'un message. Il ne faisait que porter l'encre comme le ferait n'importe quel parchemin, humblement, conscient que son travail était sérieux et ne méritait pas qu'on le gâcha par un quelconque artifice. En réalité, la particularité du parchemin n'était pas le parchemin lui même, mais tout ce qui l'entourait. Le monde d'Elthraï, pour être bref, était plus mince qu'une toile d'araignée, n'étant soutenue par aucune croyance. Eltrhaï lui même n'était qu'un filet de brume condensé pour prendre une forme à peu près humaine. Il n'était nullement nimbé de lumière, d'ailleurs. Ce genre de style théâtrale ne se reservait qu'aux être divins. Et ils aimaient ça, le style théâtrale, on pouvait le dire...  
De toute façon, les formes avaient peu d'importance, seul comptaient les couleurs. C'était bien la seule chose encore intacte, les couleurs. Le reste semblait délavé, comme une peinture à l'huile. Rien ne les soutenait. Rien n'assurait leur apparence. Personne ne croyait véritablement à l'existence d'Elthraï, erreur de Dieu dans un de ses instants de folie. Il avait créé l'être même du paradoxe, de la foi profonde et féroce en Rien, de la croyance la plus franche en l'athéisme. Il s'était dit : "Et si j'essayais encore une fois de compliquer ce qui est simple et de simplifier ce qu'il fallait laisser complexe ?" et avait signé sa perte. Parler de la personalitée d'Eltrhaï serait trop compliqué et trop long. Et l'inverse, puisqu'on parle de paradoxe.  
 
Donc, il écrivait sur un parchemin lui même sur un parchemin. Oh, et puis rajoutons que comme la seule chose qui ne faisait pas sombrer l'endroit dans l'oubli était sa propre pensée (et celle de quelques unes des personnes qui savaient malgré elles qu'il existait), il faisait apparaître le parchemin par un simple signe de l'oeil. Pas la peine de trucider l'ombre d'un arbre pour ça. Donc, reprenons, il écrivait sur la croyance d'un papier. Il appliquait des thèses que personne ne lirait mais que tout le monde aurait en tête. Il instaurait le doute dans chacun de ses écrits, et faisait chavirer la foi divine par des pensées blasphèmatoires qu'il insinuait dans l'esprit des "pantins de Dieu". Et Dieu ne pouvait pas laissé filer ça. Il était rancunier. Les montagnes trempées jusqu'aux basaltes en temoignaient encore. C'est pourquoi Elthraï ne fut pas surpris de voir le sol se déchirer dans un éclair de lumière. Agacé, certe, mais pas surpris.
 
Le Grand Créateur avait encore fait fort. L'être de forme humanoïde portait sur lui la tenue moulante et design que les soldats divins se plaisaient à porter. Un long pagne lui ceignait la taille à l'avant et à l'arrière. Les couleurs fortes de rouge sombre, de brun noirci, de blanc âcre et d'or brutal contrastaient avec le décort aux couleurs douces, puissantes par leur absence de prétention. Son visage sans bouche ni oreille soulignait avec force l'inexpression du personnage, que ne faisait que renforcer les yeux bleus glacials et lumineux symbolisant dans une énième marque au fer rouge le regard de dieu, qui laisaient une trainée de couleurs à leurs passages. Des cheveux blancs dansaient derrière lui, et pour finir un long sabre renvoyait une lumière qui n'existait pas, seule invention du métal. Près de la garde était gravé en lettre blanches : The Wrath of God. Elthraï se renforgna. Dieu était vraiment frillant des symboles inutils et tapes à l'oeil.  
 
L'Envoyé de Dieu fondit sur Elthraï dans un coups de tonnerre facultatif. Sa lame trancha la hanche de brume et le rouge se répandit sur la toile, l'odeur âcre du sang emplissant brusquement la salle. Elthraï s'effondra au sol. Pour épaissir l'effet dramatique, les ténèbres engloutirent le tableau, comme un pot d'encre chinoise tombant et éclaboussant un dessin par la maladresse de son créateur. La nuit artificiel tomba sur le corps de l'Eternel Impie alors qu'il examinait sa plaie.  
Bien sûr, la réplique était parfaite. Le semblant de sang dégoulinait sur le sol dans une grande flaque. Quiconque aurait vu cela penserait automatiquement que la mort était proche. Elthraï lui même commençait à douter de son immortalitée. Et c'est alors que sa foi et sa force baissaient à l'unissons qu'il comprit. Dieu n'attendait que ça, qu'il désespère. Car, quand Elthraï ne croira plus en lui, qui le fera à sa place ?  
 
"Alors, Elthraï se releva. Les ténèbres s'échapèrent, fuyant leur ennemi. Le sang cessa de couler. L'endroit redevint calme et paisible. Et aux oiseau de chanter. A l'eau de couler. Aux montagnes de vieillir. Aux pommes de pousser. Aux fleurs d'éclorent. Au soleil de briller. Et il n'y eu point de place pour un divin sanguinaire en ce lieu. L'être hurla et disparut, portée par personne, cru par le néan. Et à Dieu de hurler sa défaite et son impuissance..."
 
Le Livre de la Non-Croyance, ligne 562, verset 7.  
 
 
Maintenant, voilà le texte de ma première participation au concours d'écriture du Warfo :  
 
Il marchait d'un pas lourd sur l'herbe verte.  
Oui, il. Elle était il, et on l'oubliait souvent. Certaines personnes pourraient faire passer ça pour une mysoginie prononcée et pour une mentalité à faire passer tout les problèmes au féminin. La peste, la noyade, la maladie, la dépravation, la chute.... Lui ne pensait pas à tout ça et se contentait de faire son travail. Et d'ailleurs sa condition n'avait aucune importance.  
Marcher était un bien grand mot. Il faisait bien le mouvement des jambes, en effet, très utile pour traverser de courtes distances. Mais il ne touchait pas le sol. Car à quoi servait le sol quand on pouvait marcher sur du rien. En se débrouillant un peu, le rien pouvait être aussi consistant que le béton. En plus, le sol était affreusement sale.
Le pas lourd aussi était exagéré. Là aussi il faisait le mouvement des jambes, tombant comme des troncs d'arbres sur le rien. Juste parce que ça allait bien avec le style. On ne pensait pas le voir marcher d'un pas guilleret. Cela serait d'un mauvais goût assez déplacé en de telles circonstances. Et quant au lourd, ç'aurait put très bien passer pour un jeu de mots idiot. Toujours le style, on ne l'imaginait pas non plus obèse.  Il fallait que les gens se disent qu'ils avaient quand même de la chance, qu'il y avait pire.
Enfin, l'herbe n'était pas verte. Pas le vert qu'on entend quand on dit ça. Elle n'était pas vert primair, comme sur les dessins d'enfants à la palette de couleurs limitée. Ni vert foncé, à tendance bleu, comme sur les peintures d'artistes en manque de poésie brumeuse. Elle avait été vert jaunâtre, légèrement doré au soleil. Mais là, elle était d'une couleur invraisemblable dans ce climat d'un jaune brûlé virant au blanc cassé par la faute de l'éclairage inhabituel du ciel, c'est à dire un large trait lumineux s'arrêtant à mit chemin de la terre.
 
En y repensant, la scène était très belle.  Une ligne déchirait la réalité du ciel d'où elle venait. Elle était d'un blanc pur, tellement pur qu'elle n'avait plus aucune couleur, et qu'on avait la ferme impression qu'en s'en approchant trop on basculerait dans le vide et ne tomberait jamais. Elle apportait aussi une lumière si forte que l'oeil humain restait ébloui à jamais et que chaque chose en était éclairé, même le ciel qui quittait sa couleur bleu s'habillait désormais d'une peau froide nuancée. Le plus magnifique restait l'arrêt sur image.
Le temps ayant soudain fait une pause pour pouvoir boire un godet avec l'espace, le trait n'avait toujours pas atteint le sol. Ou plutôt si. C'était comme couper l'image à un instant effroyablement petit avant que l'action ne se passe. Comme mettre sur pause alors même que la balle va se frayer un chemin dans le corps de la victime, ou encore à l'instant même où le laser va déchirer le voile. Avant même que l'éclair ne s'abate sur l'arbre. Au moment où le coeur va s'arrêter. Ou encore un temps infime avant qu'on retourne le Grand Sablier.  
C'était comme si le Créateur du Bazar avait négligé ce passage en pensant que personne ne le verrait. Semblable  aux details d'un film qu'un metteur en scène peu consciencieux aurait délaissé en ne pensant pas qu'un petit malin mettrait le doigt dessus.
 
Il continua sa route, descendant la colline et arrivant au bord de l'eau. Le liquide reflétait la lumière en vagues blanches immobiles. L'immobilité de l'eau était la plus étrange à voir. Toute les petites goutelettes giclantes, les poissons prisonniers du silence... Il s'approcha des bâteaux, faisant un nouveau geste obscène aux lois de la physique et en ignorant le fait que des dizaines de milliers de personnes sont mortes pour quelqu'un qui avait fait la même chose que lui. Il s'arrêta devant un bâteau à voile qui s'évertuait à briser la houle avant qu'elle ne s'arrête en pleine action. Il monta sur le pont et se dirigea vers un vieil homme, la main sur le coeur. Il avait les yeux fixés sur la lumières, effaçant ses pupilles. Il était mort avant même le cataclysme. Sur le coup. Il avait eu une chance que peu d'autres pouvaient se vanter d'en avoir entendu parler.  Il leva sa faux et l'abatit, déchirant la mince barrière de l'esprit. Enfin une chose de faite.
 
Il claqua des doigts, bien que le claquement fut facultatif. Encore une figure de style. La Mort avait été si bien imaginée par l'homme qu'elle se devait de suivre ses règles. Donc, il claqua des doigts et le temps reprit son cours. Le vieil homme tomba, le Warp toucha l'eau et la planète implosa.
 
La Mort sur son débris d'étoile regardait l'Apocalypse miniature.
 
-"COMME QUOI IL M'ARRIVERA DE VOIR DE BELLES CHOSES..."


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"Vous ne m'aurez jamais !!! BOOM !"
n°130
Yadaraf
Tueur nain.
profil
Posté le 29-01-2008 à 00:05:17  
answer
 

Vraiment très très belle narration, même si personnellement je n'accroche pas forcément au style de narration proche du lecteur. En tout cas je n'arriverais même pas à la moitié de qualité de ce que tu as fait, vraiment chapeau !

n°131
elwinar
Cavalier Sauvage
profil
Posté le 29-01-2008 à 18:23:29  
answer
 

Très beaux textes ...
L'orthographe est bonne (mis à part quelques bourdes qu'un correcteur word devrait trouver aisément), le vocabulaire assez diversifié. Le style varie un peu par moment, mais sans que l'ensemble s'en ressente.
 
Pour le fond, je dois dire que le premier texte laisse un peu perplexe. Ca part dans tous les sens avec des tournures à donner le vertige ... étant donné que c'est probablement le but recherché, ça reste compréhensible (à part pour deux trois phrases qui ne veulent plus rien dire).
 
Le deuxième texte est à mon sens très amusant, mais l'effet pourrait être plus poussé par des contrastes : tu dis que la mort pourrait sautiller et tout et tout. Pourquoi ne pas la faire sautiller ou avancer gaiement mais en lui laissant reprendre son rôle "grave" quand elle arrive auprès du bonhomme ? Quelques fleurs sur la faux pourraient être amusantes aussi ...
 
Très bons textes donc, mais qui pourraient être plus poussés.
 
El'


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Le meilleur moyen de na pas parler, c'est de n'avoir rien à dire.

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